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    A l'origine du goût

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    Image Pour fêter le goût, nous avons choisi de l'explorer pour mieux le comprendre et l'appréhender. Nous allons découvrir ensemble pourquoi, chaque jour, nous mangeons avec intérêt, envie ou par obligation et parfois même sans intérêt. Goût, comportements et habitudes alimentaires sont interdépendants et résultent d'une combinaison complexe de facteurs. Nous mangeons ceci ou cela parce que nous avons besoin de nourrir notre corps, mais pas seulement !

    Heureusement, afin de faci
    liter l'assouvissement de notre besoin de s'alimenter la nature nous a gratifier d'un atout considérable : le plaisir. Il existe dès la naissance et se manifeste tout au long de la vie sous différentes formes :
    • le plaisir physique du ventre plein : satiété
    • le plaisir sensoriel : goût, odeur
    • le bien être physique de se sentir en forme : bonne nutrition et saine alimentation
    • le plaisir social du repas : convivialité, partage et communication
    • la joie des liens familiaux et culturels : traditions culinaires, repas de fêtes, découvertes gastronomiques
    • le bien être psychologique : l'affection chez le jeune enfant et le réconfort à tout âge

    Vous l'aurez compris, le goût n'est pas seulement l'affaire d'une semaine ou uniquement la redécouverte des aliments peu ou pas consommés mais c'est toutes nos habitudes alimentaires. Adopter un comportement alimentaire en adéquation avec ses besoins et ses envies est un véritable défi tout au long de la vie.

    Le goût, une affaire de biologie et de gènes


    ImageSur le plan individuel, chacun nait avec un bagage génétique différent. De ce fait, chacun ne perçoit pas la saveur sucrée ou salée avec la même intensité, certains ne supporteront pas l'amertume de la bière, d'autres adoreront les fruits acides. Et ceci est du uniquement à nos capacités sensorielles et seuil de sensibilité programmés génétiquement !

    De même, notre besoin nutritionnel variera en fonction de notre corpulence, de notre sexe, de notre activité physique, de notre santé physique ou psychologique...
    Et de ce fait, nous devons sans cesse osciller entre l'attrait d'aliments nouveaux et la crainte de leur consommation car en adéquation ou non avec nos besoins et nos capacités génétiques.

    Le goût, une affaire d'environnement et de finances


    ImageAu-delà de notre patrimoine génétique et de nos besoins biologiques de nombreux autres facteurs environnementaux, culturels, psychologiques et sociaux déterminent ce que sont et seront nos goûts.
    L'environnement influe directement sur notre mode d'alimentation. Le climat, les cultures, les ressources ne nous feront pas aimer le même type d'alimentation du Nord au Sud. Les alsaciens aiment la charcuterie, les provençaux les poissons.

    De même, l'environnement économique. Les consommateurs des pays riches vivent dans une abondance alimentaire sans cesse croissante où la publicité ne cesse de nous le rappeler.

    Notons que, paradoxalement, la qualité et la manière dont nous consommons ces aliments ne cessent de diminuer et c'est ce que nous espérons faire changer, même un tout petit peu, grâce à notre site.

    Bref, le pouvoir d'achat et l'image corporelle que nous souhaitons donner conditionnent en premier lieu notre relation à l'alimentation. Ce qui n'est pas récent. Dans le temps, au moyen âge, la corpulence était signe de richesse alors qu'aujourd'hui, c'est le contraire. Être riche permet de bien manger et de prendre soin de son corps (analyse, gym...).


    Le goût, une affaire de culture et de société

    ImageNotre goût dépend aussi du "groupe social" auquel nous appartenons qui a ses propres règles basées sur la culture, la morale et la religion. Par exemple, manger du chien ou des insectes est commun en Chine, en Afrique et en Amérique du Sud, mais inconcevable dans notre notre pays. A contrario manger de la viande de cheval en Grande Bretagne ou de la vache en Inde est culturellement inadmissible.

    De même nous avons nos habitudes régionales (recettes traditionnelles, cuisine au beurre pour les uns, à l'huile pour les autres, cuisine épicées...), autant d'habitudes qui témoignent d'appartenances sociales, culturelles, ethniques et religieuses différentes.

    ImageL'aliment, lui aussi, est chargée d'une dimension symbolique. Mangeons-nous un fruit pour ses bienfaits uniquement ? Et bien non, le fruit est une une représentation de l'enfance et de la nature et a une signification sur le plan de la traduction et de l'exotisme. Nous le consommons donc autant pour son goût que pour ce qu'il évoque.

    Au-delà de ce que nous mangeons, n'oublions pas comment et quand nous le mangeons. Nous sacralisons cette appartenance au travers de repas familiaux, véritables rituels, notamment lors des événements heureux (mariage, naissance, succès, retrouvailles...). Mais aussi passage obligé lors d'importantes décisions. Bref, chacun recherche, utilise ou est acteur de cette convivialité au quotidien qui, mine de rien, donne du goût au repas !

    Notons aussi que, fort heureusement, la tendance à la transmission du savoir qui, jusqu'il y a quelques années, était en phase de disparition compte tenu de l'abondance alimentaire, revient en force de nos jours au nom d'une meilleur alimentation et d'un meilleur goût.

    Le goût, une affaire personnelle


    Qui commence dès la naissance

    ImageA la naissance l'enfant dépendant de sa mère pour se nourrir est donc obligé de se faire comprendre, donc d'échanger, de créer son premier lien social, chargé d'affectif en vue de combler ses premiers besoins alimentaires.


    La familiarisation et socialisation

    Ensuite, l'enfant en grandissant, de l'enfance à l'adolescence, doit perpétuer ce lien social, d'abord à la garderie, puis à l'école et toujours dans la famille. Jusqu'à son indépendance.

    Ses goûts sont alors conditionnés par ceux qui le nourrissent. Il développe son goût par l'observation et l'imitation. Il oscille entre la pression sociale (pas sucrerie avant le soupé, c'est bien de manger des légumes, de finir son plat...), les récompenses affectives (desserts et sucreries des grands mères) et la copie d'un modèle tel une vedette, un personnage ou un héros (comme les boissons gazeuses).

    Puis vient la vie d'adulte

    ImageCommencent alors les renforcements positifs et négatifs de nos choix alimentaires que l'on découvre et apprend au travers des publicités pseudo-nutritionnelles, des discours médicaux, dans la vie en couple, par l'appartenance à des mouvements philosophique ou religieux (végétarisme) qui vont orienter nos goûts et nos habitudes.

    Adulte, nous allons aussi essayer de comprendre nos troubles qui ont nous conduire à de nouveaux choix suite à de mauvaises expériences. Nous associons souvent les nausées, troubles digestifs et allergies à un ingrédients incriminé même s'il n'est pas la source du désagrément et le bannissons immédiatement de notre alimentation car il nous dégoûte. Si pour certain le lait a une connotation positive (enfance, santé, bonne croissance) pour d'autre elle sera négative (rejet de l'enfance, dégoût, maladie).

    De même, les tristesses de la vie trouvent également leur compensations dans les modifications de nos habitudes alimentaires. Augmenter ou réduire sa consommation pour compenser un manque d'affection, déstresser, palier à une frustration, apaiser une émotion positive (joie, excitation, soulagement).

    Source : La Nutrition, Mireille Dubost

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