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A l'origine du goût |
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Heureusement, afin de faci
Vous l'aurez compris, le goût n'est pas seulement l'affaire d'une semaine ou uniquement la redécouverte des aliments peu ou pas consommés mais c'est toutes nos habitudes alimentaires. Adopter un comportement alimentaire en adéquation avec ses besoins et ses envies est un véritable défi tout au long de la vie. Le goût, une affaire de biologie et de gènesDe même, notre besoin nutritionnel variera en fonction de notre corpulence, de notre sexe, de notre activité physique, de notre santé physique ou psychologique... Et de ce fait, nous devons sans cesse osciller entre l'attrait d'aliments nouveaux et la crainte de leur consommation car en adéquation ou non avec nos besoins et nos capacités génétiques. Le goût, une affaire d'environnement et de financesL'environnement influe directement sur notre mode d'alimentation. Le climat, les cultures, les ressources ne nous feront pas aimer le même type d'alimentation du Nord au Sud. Les alsaciens aiment la charcuterie, les provençaux les poissons. De même, l'environnement économique. Les consommateurs des pays riches vivent dans une abondance alimentaire sans cesse croissante où la publicité ne cesse de nous le rappeler. Notons que, paradoxalement, la qualité et la manière dont nous consommons ces aliments ne cessent de diminuer et c'est ce que nous espérons faire changer, même un tout petit peu, grâce à notre site. Bref, le pouvoir d'achat et l'image corporelle que nous souhaitons donner conditionnent en premier lieu notre relation à l'alimentation. Ce qui n'est pas récent. Dans le temps, au moyen âge, la corpulence était signe de richesse alors qu'aujourd'hui, c'est le contraire. Être riche permet de bien manger et de prendre soin de son corps (analyse, gym...). Le goût, une affaire de culture et de sociétéDe même nous avons nos habitudes régionales (recettes traditionnelles, cuisine au beurre pour les uns, à l'huile pour les autres, cuisine épicées...), autant d'habitudes qui témoignent d'appartenances sociales, culturelles, ethniques et religieuses différentes. Au-delà de ce que nous mangeons, n'oublions pas comment et quand nous le mangeons. Nous sacralisons cette appartenance au travers de repas familiaux, véritables rituels, notamment lors des événements heureux (mariage, naissance, succès, retrouvailles...). Mais aussi passage obligé lors d'importantes décisions. Bref, chacun recherche, utilise ou est acteur de cette convivialité au quotidien qui, mine de rien, donne du goût au repas ! Notons aussi que, fort heureusement, la tendance à la transmission du savoir qui, jusqu'il y a quelques années, était en phase de disparition compte tenu de l'abondance alimentaire, revient en force de nos jours au nom d'une meilleur alimentation et d'un meilleur goût. Le goût, une affaire personnelleQui commence dès la naissanceLa familiarisation et socialisationEnsuite, l'enfant en grandissant, de l'enfance à l'adolescence, doit perpétuer ce lien social, d'abord à la garderie, puis à l'école et toujours dans la famille. Jusqu'à son indépendance.Ses goûts sont alors conditionnés par ceux qui le nourrissent. Il développe son goût par l'observation et l'imitation. Il oscille entre la pression sociale (pas sucrerie avant le soupé, c'est bien de manger des légumes, de finir son plat...), les récompenses affectives (desserts et sucreries des grands mères) et la copie d'un modèle tel une vedette, un personnage ou un héros (comme les boissons gazeuses). Puis vient la vie d'adulteAdulte, nous allons aussi essayer de comprendre nos troubles qui ont nous conduire à de nouveaux choix suite à de mauvaises expériences. Nous associons souvent les nausées, troubles digestifs et allergies à un ingrédients incriminé même s'il n'est pas la source du désagrément et le bannissons immédiatement de notre alimentation car il nous dégoûte. Si pour certain le lait a une connotation positive (enfance, santé, bonne croissance) pour d'autre elle sera négative (rejet de l'enfance, dégoût, maladie). De même, les tristesses de la vie trouvent également leur compensations dans les modifications de nos habitudes alimentaires. Augmenter ou réduire sa consommation pour compenser un manque d'affection, déstresser, palier à une frustration, apaiser une émotion positive (joie, excitation, soulagement). Source : La Nutrition, Mireille Dubost Pour continuer sur le même thême... |
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